Rupture d'égalité

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Le harcèlement sexuel des femmes fait la une de la presse ces jours-ci. Divers cas de personnalités masculines, en situation de pouvoir, sont « balancés », provoquant émotion et indignation, prises de position politiques, mobilisations citoyennes qui réclament un plan d'urgence contre les violences sexuelles. En Europe, Eurostat a recensé 215.000 agressions sexuelles pour 2015, dont 80.000 viols avec 90 % de femmes victimes et 99 % d'hommes auteurs emprisonnés. Eurostat ne connaît que les plaintes, pas les agressions qui ne sont pas dénoncées.

La violence sexuelle, le harcèlement de rue ou lié à une position de pouvoir, sont une partie de la violence générale imposée aux femmes pour les reléguer en seconde position, dans tous les plans de la société. Cette « seconde position » n'est pas un état naturel mais une situation culturelle complètement intériorisée par les deux sexes. S'en affranchir demande une forte dose d'énergie à chacun et à chacune, énergie mentale, énergie de résistance au qu'en-dira-t-on et aux habitus sociaux, énergie d'acquisition de savoirs et énergie de transformation des comportements. En fait, c'est dur et cette difficulté même agit comme force d'inertie pour que rien ne change. Les lois sur la parité en sont un exemple, l'égalité des droits n'est pas une égalité dans les faits.

Cette violence générale est celle qui est nécessaire pour la constitution d'une inégalité fondamentale, autour de laquelle notre monde est organisé : une inégalité structurelle entre les femmes et les hommes. C'est une rupture d'égalité qui est, à mon avis et au niveau où j'en suis dans mes recherches, le fondement de toute inégalité. Si j'emploie le terme « violence » c'est parce qu'aucune inégalité ne se crée sans recours à la force, toute domination suppose une contrainte. L'émergence des sociétés inégalitaires au Néolithique, période où la domination de la femme devient explicite, en apporte la preuve.

Les humains ne sont pas des compétiteurs

240px-Leviathan.jpgLa culture qui conduit à la violence envers les femmes est celle qui conduit à la violence tout court. C'est bien une culture et non un état naturel de l'humanité, contrairement à ce que diffusent les idéologies issues du darwinisme social dans nos sociétés modernes.

Depuis Hobbes s'est progressivement développée la théorisation de la guerre de tous contre tous, comme état naturel et initial de l'humanité puis comme moteur de l'évolution des espèces, à la suite des théories de Charles Darwin sur la sélection naturelle. Rien à voir avec Darwin lui-même, mais bien avec une conception du monde où les hommes et les femmes sont vus comme compétiteurs pour les ressources et, au premier chef, les hommes sont vus comme compétiteurs entre eux pour la possession des femmes. C'est à la fois la transposition à l'humanité de comportements animaux où les hommes seraient tous en lutte permanente entre eux pour devenir des mâles alpha, reproducteurs privilégiés et collectionneurs de harems, et la traduction moderne d'une culture dont on voit les prémisses dans le Croissant fertile à l'Âge du Bronze. Cette idéologie a appelé Darwin à la rescousse en identifiant la sélection naturelle avec la loi du plus fort, ce que Darwin n'a évidemment jamais dit, la sélection prenant de très nombreux chemins où l'adaptation concerne davantage des populations que des individus.

Pourtant, cette idéologie fait florès. Elle est même, encore aujourd'hui, un lieu-commun de nos sociétés. Elle est au fondement des politiques néolibérales subies par les sociétés modernes, tant au plan économique qu'au plan social – et dont les femmes sont les principales victimes par des salaires moindres et une plus grande exposition aux contrats précaires et aux temps partiels. Mais c'est peut-être Germaine Tillion qui en a identifié les causes avec la constitution, dans le Croissant fertile, d'une forme de famille et d'organisation sociale quelque part pendant le Néolithique : une forme qui implique la guerre, le repli du groupe sur lui-même, plutôt que la paix et les alliances, qui suppose une volonté insatiable de croissance et qui conduit les groupes humains qui en sont issus à conserver pour eux leurs femmes en établissant comme mariage préférentiel le mariage entre cousins germains. Une forme de société violente s'est ainsi constituée tout autour de la Méditerranée, les premiers témoignages de guerre au sein de l'humanité apparaissent à cette époque dans le Levant espagnol.  Or, conserver les femmes pour son propre groupe, c'est avant tout les priver de choix propre, de libre arbitre, de la disposition de leur personne et de leur corps – ce qu'on ne peut obtenir que par une violence symbolique, sociale et physique continue.

Mais si on se fait la guerre et si les uns dominent les autres, n'est-ce pas la preuve que nous sommes fondamentalement non seulement compétiteurs, mais encore violents – ce qui serait un état naturel de l'humanité justifiant ces comportements ? J'aurais tendance à répondre non, par conviction et par réflexion. Quelqu'un disait que l'homme est 100 % naturel, 100 % social et 100 % culturel. Nous avons des déterminants naturels (deux mains, deux jambes, marche bipède, gros cerveau…) mais nos comportements sont ceux induits par nos cultures et nos environnements sociaux. Cela est vrai y compris pour nos comportements sexuels qui ne sont pas « naturels » mais « culturels » comme le montre Serge Wunsch.

Alors, nous devrions être pacifiques et coopératifs ?

255px-GobeklitepeHeykel.jpgC'est ce que dit Marylène Patou-Mathis : « comme le montrent les données archéologiques, la compassion et l'entraide, ainsi que la coopération et la solidarité, plus que la compétition et l'agressivité, ont probablement été des facteurs-clés dans la réussite évolutive de notre espèce » - dit-elle en conclusion de son article sur la violence, dans le Monde diplomatique, rejoignant la thèse de Pierre Kropotkine, éminent naturaliste, dans « L'entraide, un facteur de l'évolution » où il critiquait et démontait les thèses des darwinistes sociaux en 1906, privilégiant l'entraide et la coopération comme formes naturelles des sociétés humaines.

Non seulement c'est à cette conclusion qu'on parvient au regard des témoignages de l'archéologie qui montrent que la violence au sein de l'espèce humaine est un phénomène extrêmement récent, mais les récentes études de Frans de Waal sur l'empathie les confortent. On peut également le déduire de certains aspects de notre conformation physique.

Si l'inégalité et les formes de domination et de soumission pouvaient être justifiées par le rôle du mâle alpha – censé propager le meilleur de la sélection en s'appropriant les femelles fertiles – alors les hommes devraient disposer, physiquement, d'attributs dédiés à cette compétition sexuelle.

On voit, dans les espèces animales, que lorsqu'il existe une compétition sexuelle, il y a plusieurs éléments physiques qui l'accompagnent : un très fort dimorphisme mâle/femelle, la présence d'outils de lutte chez les mâles, tels des canines proéminentes ou des bois puissants comme chez les cerfs ; un œstrus très visible ; la présence du baculum (os pénien) en soutien du pénis. Or, rien de tout cela, ou pas significativement, dans l'espèce humaine.

Pascal Picq, ethnologue et paléo-anthropologue, montre dans son livre Il était une fois la paléoanthropologie (page 39) que les canines humaines n'ont pas de fonction alimentaire puisque nous ne déchirons pas la viande, nous la mâchons. Elles ont donc une fonction culturelle. Or, dit-il, dans les sociétés animales compétitives il y a une très forte disproportion entre les canines mâles et les canines femelles. Chez l'homme comme chez le gibbon (qui ne connaît pas la compétition sexuelle) les canines mâles et femelles ont des tailles identiques, et cela depuis au moins 2 millions d'années.

Certes, il y a un dimorphisme homme/femme, les hommes ont en moyenne 15 cm de plus que les femmes. Mais il n'est pas certain que ce dimorphisme actuel ne soit pas relativement récent dans l'évolution de l'espèce, lié en particulier à une sélection sexuelle dans un contexte culturel de domination des femmes. Et dans l'évolution de l'humanité, il n'est pas certain que d'importants dimorphismes aient existé, du fait même qu'il n'est pas toujours aisé d'identifier le sexe de morceaux de squelettes. Si le squelette de Lucy a été prénommé d'un nom féminin, c'était parce qu'il correspondait à un être de petite taille et non parce qu'il a été identifié comme appartenant à une femelle. Ce type de raisonnement, strictement culturel, est présent dans le monde scientifique comme chez chacun de nous. Ainsi, lorsqu'on voit deux baleines bleues, une grande et une petite côte à côte, nous classons automatiquement la plus petite comme femelle… alors qu'il s'agit du mâle.

Enfin, l'os pénien, qui permet une pénétration rapide et longue de la femelle. Il semble avoir pour fonction d'accaparer la femelle, la rendant indisponible pour d'autres mâles, pendant un accouplement de longue durée, bien après l'insémination. Le seul grand singe qui ne dispose pas de cet outil compétitif, c'est l'homme. Son absence dans notre évolution signifie que la compétition sexuelle n'était pas un facteur de succès reproductif pour notre espèce. Et pour cause, nous sommes aussi le seul grand singe dont l'œstrus (la période précédant l'ovulation chez les mammifères) n'est pas visible, ni par le rougeoiement des fesses, ni par l'odeur et l'envie sexuelle chez les femmes (comme chez les hommes) est indépendante des périodes de fertilité, de l'ovulation. Comme le montre Serge Wunsch, la sexualité humaine est dédiée au plaisir et ce n'est que par « effet collatéral » qu'elle permet la reproduction, qui n'en est pas la cause principale. Comme le disait Charles Darwin dans La filiation de l'homme (p. 162) « Il n'y avait pas de restriction de prudence par rapport au mariage et les sexes s'unissaient librement à un âge précoce ». Apprécions la prudence du vocabulaire du XIXème siècle !

Quel rapport avec le harcèlement sexuel et la domination des femmes ?

Giuseppe_Bartolomeo_Chiari_-_Susannah_and_the_Elders_-_Walters_371880.jpgTout ceci nous montre notre prédisposition à l'égalité au sein de l'espèce humaine. Au sein de l'espèce, c'est-à-dire entre hommes, entre femmes et entre hommes et femmes. Et, en conséquence, l'anormalité du monde que nous connaissons.

Mais qu'est-ce qui a foiré pour nous mener là ? On ne sait pas exactement depuis quand il existe des structures et des comportements sociaux de domination des femmes. Dans nombre de sociétés dites « traditionnelles » les femmes tiennent des rôles-clés et les témoignages les plus anciens montrent qu'elles avaient dans la vie publique une présence et une importance indentiques à celles de l'homme. Ou plutôt, tenaient, car notre modèle se répand et s'impose partout. Françoise Héritier situe dans le Paléolithique l'émergence de structures de domination des femmes. Peut-être. Je suis d'avis qu'il n'y a domination des femmes que s'il y a un comportement culturel capable d'intégrer une inégalité. Or, l'avis commun des paléoanthropologues est que les sociétés du passé étaient égalitaires. Il y a beaucoup de raisons à cela et il est difficile d'associer à ces sociétés une seule inégalité, celle qui touche les femmes, sans que les autres inégalités s'y développent. Une fois qu'on a le modèle, il suffit de le reproduire et l'inégalité se déduit d'une assimilation d'un état à un autre, par exemple la comparaison d'un homme physiquement plus faible au membre déjà dominé du groupe, comme nous l'obtenons par le qualificatif qui féminise et diminue simultanément un homme : hommelette. Je penche ainsi pour l'idée que dans les sociétés égalitaires, même s'il y a des distinctions de tâches liées au sexe, il n'y a pas de structures de domination. La distinction des tâches peut même être une manière de créer des obligations réciproques, mais c'est un autre sujet.

La culture patriarcale qui s'est développée dans le bassin méditerranéen intègre des structures de pensée de différenciation, de domination et de contrainte. Elle comptabilise les dettes et promeut la guerre. C'est un système en soi qui s'impose à tous ses membres, qui soumet les femmes aux hommes (elle sont secondes) et chacune aux pères, frères et maris ; mais qui soumet aussi les hommes à d'autres hommes, tout en ayant envers eux des exigences comportementales que peu d'entre eux sont capables d'assumer complètement : agressivité, domination, dureté, insensibilité à la douleur, un courage à la limite de l'inconscience, une démarche, une posture de guerrier, l'orgueil et l'honneur à en mourir et l'orgueil et l'honneur jusqu'à tuer. Être un « vrai » homme suppose des obligations qui déshumanisent : être seul, fier et capable, maître de ses émotions et de ses sentiments. De récentes études montrent que les hommes se suicident plus que les femmes et d'autant plus qu'ils sont confrontés à ces obligations et les intériorisent. Cela signifie un système d'exigences comportementales où la femme est soumise, douce et niée dans son être et son désir - mais valorisée comme mère - alors que l'homme ne s'affirme comme tel qu'en la soumettant et la niant comme être autonome, ayant sa propre volonté. La femme sert l'homme et pour les hommes qui reproduisent ce modèle, elle sert de gré ou de force. La femme qui n'est pas privée, assujettie à un seul, est publique, institutionnellement comme les prostituées, sinon par la contrainte. À cet égard, l'apparition du voile à Sumer, qui distinguait entre femme privée (« honnête ») et femme publique (disponible pour tous) est significatif. Même si nos sociétés ont beaucoup évolué, ces fondements sont leur inconscient collectif, sans cesse prêt à ressurgir.

Les réformes adouciront, mais c'est le système qui est en cause

Mujeres_Libres_9.gifLe mouvement féministe espagnol Mujeres Libres en avait une conscience aiguë, d'autant plus aiguë que ces femmes militaient au sein des mêmes organisation anarchistes avec des hommes favorables à l'émancipation de la femme, à condition que rien ne change pour eux. Tout au long de la deuxième République et au sein de la CNT elles défendaient l'idée qu'il n'y aurait de changement pour les femmes qu'en mettant fin au « triple esclavage des femmes : l’ignorance, le capital et les hommes ». Fortes de 20.000 militantes en 1938 elles s'étaient fait un devoir d'éduquer les hommes tout en participant à stricte égalité avec eux aux luttes, aux syndicats et à la direction des usines. En soi c'était une révolution à cette époque, d'autant qu'elles le faisaient en y prenant leur place, sans la quémander. Pour elles, la condition de la femme ne devait pas se régler après la Révolution, elle en était un préalable.

On a vu que la structure même de la famille s'inscrit dans ce cadre. C'est par cette structure que passe la reproduction du système et, à ce titre, nous devrions nous interroger sur la pertinence de cette forme, par ailleurs fragilisée par les droits acquis par les femmes comme le divorce, la contraception et l'avortement. Il reste un pas à faire. La loi ne devrait pas fournir une norme, une normalité, mais l'État devrait au contraire laisser libre cours à toutes les unions alternatives et à d'autres constructions de la relation amoureuse, conjugale et familiale.

Dans l'immédiat et dans nos sociétés qui cherchent à se secouer de ce joug millénaire qui pèse sur les femmes, la société a un devoir de protection. Et, immédiatement après, d'action. Le devoir de protection correspond à la revendication d'un plan d'urgence contre les violences sexuelles. Mais c'est un pansement, il s'attaque aux conséquences et non aux causes – si quelque chose est réellement mis en place avec les moyens nécessaires. Comme elle s'est donnée les moyens d'une intense propagande, pendant près de 50 ans, du dernier quart du XIXème au premier quart du XXème pour inculquer dans les peuples européens les notions de races, d'échelle des êtres, de supériorité et d'infériorité des uns et des autres (avec, en particulier, la femme toujours en position subalterne), notre société devrait être à même de produire le même effort éducatif, culturel, structurel, dans le cadre d'un plan de long terme, concernant l'égalité totale, absolue, essentielle entre les femmes et les hommes.

C'est à une réflexion de fond sur les causes, et sur les remèdes, qu'il convient de s'atteler. Quand bien même cela revient à remettre en cause la société elle-même, ses hiérarchies, ses places acquises. On voit bien que la bonne volonté, dans un monde où la guerre de tous contre tous tient lieu de valeur suprême, est de peu d'effets. On le voit avec la loi sur la parité, si facilement contournée. On le voit avec la loi sur l'égalité salariale entre les femmes et les hommes, qui produit peu de résultats. Tant que le système perdure, il se reproduira comme système, et ses victimes resteront des victimes même si davantage de coupables répondent devant des tribunaux.

Si, au lieu d'avoir une loi sur la parité, on avait une loi sur l'égalité, les femmes seraient plus visibles dans l'espace public, elles seraient alors la moitié de cet espace public. Par exemple ? Élire des couples homme/femme à chaque poste électif, comme c'est le cas dans les Conseils départementaux. Problème pour les postes uniques tels que président, ministre, maire-adjoint-e. Alors, obligeons au « roulement » : tout poste sortant doit être remplacé par l'autre sexe, par exemple, si le président est un homme, les partis ne pourraient présenter au scrutin que des femmes. Ah ! les électeurs n'auraient pas le choix de la compétence, des meilleur-e-s, dira-t-on. Quel est le sous-entendu, hormis l'aristocratie implicite ?

Un ensemble de twits édifiants

Je reprends ci-dessous ces twits en espagnol parce qu'ils se veulent exemplaires, y compris en rappelant des choses qui n'existent plus… depuis si peu de temps. Ils ont vocation à illustrer le propos, à revenir sur des fondements, à rappeler même ce qui est encore si proche. Je les traduis.

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Si les hommes avaient attendu 1931 [1944 en France] pour pouvoir voter, alors nous pourrions parler de violence de genre contre les hommes.

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Si l'accès à l'Université avait été interdit aux hommes au long de l'histoire, alors nous pourrions parler de violence de genre contre les hommes.

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Si on avait inculqué aux hommes que leur seule fonction dans la vie est la paternité, alors nous pourrions parler de violence de genre contre les hommes.
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Si les hommes avaient été montrés du doigt et accusés comme pères célibataires, s'ils avaient souffert les stigmates du déshonneur, ou avaient été contraints de mettre leurs enfants à l'orphelinat, nous pourrions parler de violence de genre contre les hommes.

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Si le Code pénal avait puni de peine de prison l'adultère pour les hommes, alors nous pourrions parler de violence de genre.

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Si les hommes avaient été contraints de demander l'autorisation pour travailler, ou pour ouvrir un compte bancaire, à leurs épouses, alors nous pourrions parler de violence de genre envers les hommes.

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Si les hommes avaient été méprisés et montrés du doigt à chaque fois qu'ils franchissaient une norme établie pour les femmes ou participaient aux affaires politiques du pays, alors nous pourrions parler de violence de genre contre les hommes.

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Si les hommes avaient été contraints d'entendre que leurs capacités physiques et mentales sont inférieures à celles des femmes pendant TOUTE L'HISTOIRE, alors nous pourrions parler de violence de genre contre les hommes.

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Si JAMAIS, JAMAIS, dans l'Histoire de ce pays, il n'y avait eu un homme président de la République, parce qu'il n'y en aurait eu que femmes, alors nous pourrions parler de violence de genre contre les hommes.
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Si être assassinés par leurs conjointes ou être violés dans la rue par cinq inconnues était le pire qui puisse arriver à un homme, alors nous pourrions parler de violence de genre contre les hommes.

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Si les hommes gagnaient 16 % de moins que les femmes pour le même travail, alors nous pourrions parler de violence de genre contre les hommes.

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Si la population masculine se voyait obligée à déposer 391 plaintes chaque jour (selon les données officielles) pour avoir été victimes de violences de la part de leurs conjointes, alors nous pourrions parler de violence de genre contre les hommes.

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Si les hommes avaient été menacés et agressés chaque fois qu'ils luttaient pour modifier une situation et obtenir de nouveaux droits, alors nous pourrions parler de violence de genre contre les hommes.

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Le féminisme NE NIE PAS que les hommes soient susceptibles de souffrir des violences, il nie que celle-ci ait le même fondement idéologique, historique, systémique et culturel que ceux de la violence dont sont victimes les femmes.

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La violence contre les femmes prend sa source dans une structure supérieure (pour cela même elle est structurelle) dont les racines sont dans l'histoire et produit un ensemble de croyances à propos de la femme qui se terminent avec le FÉMINICIDE.

 


 

Documents cités dans le texte

Volontairement, ce billet ne comporte de références que vers des articles de presse, en espagnol, français ou anglais, afin d'en faciliter la lecture. On trouvera sur ce blog d'autres références, dans d'autres billets, abordant les différents sujets de celui-ci, soit dans des notes de lecture, soit dans d'autres billets qui font référence à des ouvrages scientifiques (archéologie, paléoanthropologie, ethnologie...).


 

La thèse de la stricte égalité entre les êtres humains est développée dans ce texte initiateur d'une recherche sur l'inégalité : « L'égalité est l'état naturel de l'humanité », téléchargeable à l'adresse suivante : https://framagenda.org/index.php/s/tymNKe5aqNZGGfk


Documents dans l'ordre où ils sont cités dans le texte :

 


 

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