LA DÉRAISON CONTRE LES LUMIÈRES
Soumis par José le mar, 21/04/2026 - 23:49
La raison est-elle vraiment à l’œuvre dans les sphères du pouvoir, dans l’organisation des sociétés, dans le fonctionnement des États ? Les contre-révolutionnaires d’après 1789 prétendaient que non, que le monde était donné tel quel par la Création et la volonté divine. Ils allaient plus loin en assimilant à la Création et à la volonté de la Providence le monde et la société tels qu’ils étaient pendant l’Ancien Régime, ne tenant en rien compte du fait que depuis plus de 300 ans déjà c’était la diversité des sociétés, des mythes fondateurs et des croyances qu’on rencontrait dans ce monde dû, pour eux, à la Création. Ils auraient pu tirer comme conclusion que la Providence avait elle-même voulu cette diversité au même titre que la diversité des éléments naturels, mais préféraient parler d’erreur : tous les autres, partout sur le monde se trompaient et Dieu avait négligé de se faire connaître à eux, ce qui ne les excusait pas. Avec la colonisation et l'intolérance religieuse cette omission divine était en voie d’être réparée.
Pour eux la raison détruisait ce monde voulu par Dieu en prétendant, comme le faisait la Révolution française, qu’il était possible de l’imaginer et de vivre autrement. C’est le sens de la République. L’anti-intellectualisme des héritiers de la contre-révolution, chez les extrêmes droites d’aujourd’hui, plonge ses racines dans ces croyances. Les régimes progressistes, qui se sont imposés avec les Lumières, ont essayé de constituer le corpus de lois, de règles et de traités basés sur la raison, la connaissance, la contradiction des idées et le compromis. Cela semble assez bien fonctionner avec l’État de droit et on est même parvenu à créer un droit international que, pour l’essentiel, la presque totalité des pays respecte, hormis les plus puissants qui entendent faire leurs propres règles, un « monde de règles »[lien], dit-on aux ÉUA, leurs règles bien sûr.









On s'interroge parfois sur la propension de Facebook à promouvoir les idées de l'extrême-droite auprès de ses
L'humain se raconte des histoires, ses fictions disent et créent le monde, son monde. Autant de perceptions, d'approximations, de déductions par lesquels il cherche la vérité, dans lesquelles il trouve sens. Quand cela a-t-il commencé ?
Deux articles ont été publiés dans la revue 



«Périsse ma nation, pourvu que l'humanité triomphe!», dit Lamartine qui cite Barnave.
« Dans un contexte où 10% des Français-e-s les plus riches détiennent déjà plus de la moitié des richesses, la réforme fiscale annoncée risque de creuser encore davantage les inégalités. Les 10% les plus riches bénéficieront d’une hausse de revenus au moins 18 fois plus importante que les 10% les plus pauvres pendant que les contributions fiscales des entreprises seront largement réduites alors que leurs bénéfices explosent » - dit Oxfam dans une étude publiée le 25 septembre 2017.

Lors d'une récente
Avec le gouvernement actuel, il n'y a pas que le montant des APL qui baisse. Les impôts baissent aussi, de 11 milliards. 11 milliards au total, si on tient compte des hausses de 2,6 milliards (tabac, fiscalité écologique) et des baisses par ailleurs de 13,5 milliards. Sur ces 13,5 milliards de baisses des impôts, certaines ont été décidées par le gouvernement précédent : 4,5 milliards pour les entreprises (taux du CICE qui passe de 6 à 7 %, crédit d'impôt sur la taxe sur les salaires qui baisse d'un demi-point). Le gouvernement y ajoute 7 autres milliards : une baisse du prélèvement forfaitaire unique sur le capital, la suppression d'une première tranche de taxe d'habitation et la suppression de l'ISF, l'impôt sur la fortune, 3 milliards chacune.
Ce texte de Miles Corak fait une analyse de la mobilité sociale en rapport avec l'importance de l'inégalité dans la société. Ce qu'il appelle la "mobilité sociale" est la capacité pour chaque génération de ne pas reproduire seulement le niveau de vie de ses parents, mais d'être en capacité de l'améliorer. Les sociétés qui offrent cette capacité sont considérées "fluides", celles qui ne l'offrent pas, ou peu, sont considérées "rigides". C'est-à-dire qu'elles s'organisent autour d'une stratification sociale qui se reproduit à l'identique ou presque de génération en génération. Dans ce dernier cas, chaque génération n'a pas une "égalité des chances" dans le domaine de l'amélioration de sa condition et d'accéder à des responsabilités, du prestige, des relations sociales valorisantes.

Le gouvernement va donc supprimer 5 € mensuels d'APL pour les jeunes. Les jeunes qui doivent faire des efforts. En même temps, il augmente la CGS pour les retraités. Des retraités qui doivent faire des efforts « 




